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"Le soleil se lève, rouge, entouré de brumes, au-dessus de la zone vide; ici, il y a des éléments pour maisons préfabriquées, recouverts de neige ; là on a commencé à poser des pierres et on a tout plaqué après les fondations; là, il y a le bras d’un excavateur, en deux morceaux, qui traîne; plus loin, le godet, ailleurs, des débris de ferraille; on a creusé partout des fossés, des tranchées, des trous; on a fait monter les murs des ateliers de réparation jusqu’au niveau du toit et, sur une butte, la Centrale en est au début du premier étage."
Explication d’Oriane (Bic vert): un chantier c’est toujours, à un moment ou un autre, le désordre, l’impression d’inachèvement. Pourtant, celui-ci semble plus en fouillis que n’importe quel autre, on a le sentiment qu’il ne se terminera jamais. Il est vrai qu’il est dans un goulag, en Sibérie. Mon mari a été un temps attaché militaire à Moscou, peut-être est-ce pour cela que j’ai cette impression, je plaque sur ce texte mes souvenirs de la désorganisation soviétique organisée.
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